LOUIS LUTZ

LOUIS LUTZ

S’il fallait inscrire la démarche du sculpteur dans l’histoire de l’art, Lutz se démarquerait à l’évidence de l’imagerie judéo chrétienne. En figurant tous les hommes ou un seul, (lui-même au demeurant ?) si semblables par l’enveloppe charnelle à leurs ancêtres les plus lointains, mais récemment contraints par les assauts renouvelés d’une civilisation peu amène, Lutz s’affirme comme l’un des artistes des plus avertis de sa génération. En nous proposant ce contraste frappant de la vie organique emprisonnée dans une architecture de lignes, l’artiste traduit bien ce conflit permanent de la modernité : d’une part, l’homme nu, dépouillé comme au jour du jugement dernier de ses moindres atours ; d’autre part, le carcan social, l’étau signalé par une froide géométrie. Mais là encore, nulle résignation chez ces êtres de douleur, mais la volonté qui se devine de se hisser, de s’extraire de l’oppressante gangue pour mieux renaître au monde.
Martine Arnault
Louis Lutz est né en 1940 à Sartène en Corse
Après des études à l’Ecole Régionale des Arts Appliqués de Metz puis aux Beaux Arts de Paris, il reçoit en 1963 le prix de la Jeune Sculpture, puis l’année suivante est nommé Premier Grand Prix de Rome.
Depuis quarante ans, il enchaîne des expositions qui le mène aux quatre coins du monde.
Il vit et travaille dans un village de l’Oise.

Ses oeuvres