Peinture, sculpture, photographie, Marie-Christine Palombit exerce l’art sous de nombreuses expressions. Ses premières expositions verront le jour en 1992.
Deux ans plus tard, en parallèle de ses premières sculptures en taille directe, Marie-Christine Palombit participe à quelques événements en se livrant à des performances graphiques en public (Festival Off de Bobigny, Web Bar...). Le thème principal de sa recherche graphique est « le corps : mémoire et révélateur de nos émotions».
Son travail se situe à la lisière du figuratif et de l’abstrait, vers une ellipse du trait permise par le travail des papiers et des matières (déchirements et collages...). « C'est une façon de ne plus tout dire, dit-elle, car ce qu'il y a à décrire relève de l'évidence ». Le discours s'est simplifié même si le décryptage n'est pas simple ; les tableaux permettent plusieurs degrés de lecture.
Après une série consacrée aux « îles » début 1999 (représentations féminines) et « ils » (représentations masculines), elle aborde une ultime étape de son introspection avec une œuvre très personnelle consacrée à l’enfance.
Elle poursuit enfin son travail sur le corps et le dédoublement masculin-féminin. Libérée aujourd'hui d'une partie de ses démons, l'artiste nous offre des représentations parfois crues, sexuelles, organiques, mais aussi tendres, en tout cas jamais obscènes. Elle est parvenue à se reconstruire, à réorganiser tous les personnages qu'elle représente avec leur part de violence et de douceur, de féminité et de virilité...
